Caprin l’organisation des mises bas

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Les chevrettes d’aujourd’hui sont le troupeau de demain, c’est pourquoi leur élevage est un investissement nécessaire qu’il faut valoriser au mieux et ce dès la mise-bas !

Les soins autour de la mise-bas
Comme chez les autres ruminants, le nouveau-né caprin naît avec un système immunitaire non fonctionnel en raison de l’étanchéité de la barrière placentaire aux anticorps sécrétés par l’organisme de la chèvre gestante. Or, dès la naissance, l’animal entre en contact avec un microbisme potentiellement agressif. C’est pourquoi, les premiers soins apportés aux nouveaux-nés visent à leur transférer cette immunité en leur faisant boire du colostrum. Son ingestion rapide permet de :

Stimuler le développement du système immunitaire grâce aux cellules immunitaires, hormones, vitamines et oligo-éléments présents en grande quantité dans le colostrum
Lutter contre l’hypothermie et d’apporter une vitalité aux chevreaux grâce à sa forte concentration en lipides et glucides
D’activer le transit intestinal et d’éliminer le méconium (matière fécale contenue dans l’intestin du foetus et expulsée peu après la naissance).

L’organisation en lots des mises bas
Dès la mise bas, les nouveaux-nés peuvent être placés dans des cases de démarrage : c’est un très bon moyen pour l’éleveur de surveiller quotidiennement la buvée de chaque animal et pour l’apprentissage de la tétée.

Des colliers de marquage (ex : caoutchouc de bocaux) peuvent également être utilisés afin de filier les chevrettes et chevreaux et donc d’identifier les chevrettes de renouvellement et les petits boucs à vendre.

Le poids est le premier critère à considérer lors des naissances. Une fois que les jeunes sont correctement démarrés, ils peuvent être transférés vers l’aire d’élevage qui peut être séparée en différentes cases. Des lots homogènes d’animaux peuvent ainsi être faits ce qui permet d’appliquer un programme alimentaire en fonction de leur croissance (rattrapage par exemple).

L’application d’un plan de prophylaxie
Le CAEV (arthrite encéphalite virale caprine) est une maladie virale dont la maîtrise est délicate du fait de sa prévalence élevée ainsi que de l’existence de formes asymptomatiques. Le virus peut, théoriquement, être présent dans toutes les sécrétions ou excrétions contenant des globules blancs. Le colostrum et le lait sont donc les principales matières virulentes, c’est pourquoi, en l’absence de traitement, un plan de prévention peut être mis en place afin d’éviter la transmission de la mère au jeune et des jeunes entre eux :

Séparer immédiatement le nouveau-né de la mère afin d’éviter tout léchage
Thermiser le colostrum à 56°C pendant 60 minutes afin d’éliminer les virus responsables du CAEV (protège également contre les mycoplasmes) tout en préservant les anticorps naturellement présents dans le colostrum
Séparer physiquement les lots de chevrettes nourries au colostrum thermisé des chevreaux de boucherie alimentés au colostrum sans traitement thermique et utiliser du matériel spécifique de distribution du lait
Les obligations réglementaires
Une fois les premiers soins apportés aux chevreaux, il est nécessaire de procéder aux opérations d’identification. Il existe plusieurs modalités de marquage des animaux selon leur situation :

Un animal qui naît dans un élevage et qui y reste doit être identifiés au plus tard à 6 mois avec deux identifiants : l’un conventionnel dans l’oreille droite et l’autre électronique (boucle dans l’oreille gauche ou bague au paturon)
Pour les chevreaux de boucherie de moins de 4 mois sortant de l’exploitation, l’identification unique peut être un tip-tag
Pour les chevrettes et petits boucs vendus pour la reproduction, l’identification définitive est obligatoire : boucle conventionnelle et identifiant électronique

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