Pourquoi ma poule a le nez qui coule ?

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Le nez qui coule chez la poule est un signe qui traduit généralement la présence d’un coryza, l’équivalent d’un gros rhume chez l’homme. Nous allons détailler ci-dessous les autres symptômes permettant de diagnostiquer cette maladie touchant les voies respiratoires du gallinacé afin d’éviter les complications. Nous étudierons également les causes de cette affection microbienne, les traitements et les moyens de prévention.
Qu’est-ce que le coryza chez la poule ?
Le coryza n’est pas une maladie propre aux gallinacés car elle affecte d’autres espèces animales comme le chat, le dindon, le cobaye ou le pigeon. Chez la poule, l’affection se présente sous 2 formes :

Le coryza classique (rhume de la poule) se caractérise par l’inflammation des voies respiratoires supérieures des volailles. Cette maladie appartient à la famille des mycoplasmoses car déclenchée par le mycoplasme, un micro-organisme de la catégorie des bactéries qui a le pouvoir d’adhérer aux cellules ;
Le coryza infectieux reste plus rare que le syndrome classique du coryza. Causée par la bactérie avibacterium paragallinarum, la maladie infecte l’appareil respiratoire de la poule et s’accroche aux muqueuses. En se développant, le coryza infectieux provoque des lésions et détruit les tissus nasaux, sinusaux et trachéaux.
Quelles sont les causes possibles du coryza ?
On recense plusieurs facteurs susceptibles de provoquer le coryza chez la poule, parmi lesquels on peut citer :

Une mauvaise isolation et aération du poulailler. Le mycoplasme responsable du coryza apparaît dans des lieux humides. Il faut ainsi veiller à vérifier les infiltrations d’eau par le toit mais aussi les ouvertures laissant passer des courants d’air, un refroidissement, une chaleur excessive et la poussière. L’équilibre doit être trouvé entre une bonne aération et une température supportable par les volailles ;
Un manque d’hygiène dans le poulailler. Le microbe se développe dans des endroits mal entretenus d’où l’importance de retirer chaque jour les fientes des poules, d’aérer l’enclos et de renouveler la litière (l’excès d’ammoniac, substance naturellement présente dans le fumier des gallinacés, favorise l’humidité propice au développement microbien). Il est aussi conseillé de changer l’eau et les grains à chaque repas ;
Une surpopulation de poules. Les agents infectieux pénètrent dans l’appareil respiratoire des oiseaux via l’inhalation de particules de poussières contaminées. Il suffit d’un seul individu malade pour propager le coryza à tout le cheptel, une forte promiscuité va donc faciliter la contagion. Pour rappel, une poule a besoin de 20 m2 de parcours herbeux et de 2 m2 de poulailler. Ces dimensions sont à multiplier par le nombre de pensionnaires ;
Une baisse des défenses immunitaires. Un stress (dû à une surpopulation, par exemple) ou une carence alimentaire peut affaiblir l’immunité chez la poule. Les germes profitent alors de cet affaiblissement pour se propager dans les voies respiratoires de l’animal. Pour renforcer sa résistance physique, le gallinacé doit pouvoir bénéficier d’aliments de qualité, d’un enclos de bonne dimension et d’un espace herbeux suffisant.
Quels sont les symptômes du rhume chez la poule ?
En plus d’un écoulement nasal, le coryza se traduit par une série de manifestations physiques qu’il faut savoir repérer et traiter avant que l’état de santé de la poule ne s’aggrave. C’est pourquoi nous distinguons 2 types de signes cliniques selon le stade d’avancement de la maladie :

Les premiers symptômes
Un écoulement nasal (d’abord liquide puis épais) ;
Des éternuements, une toux ;
Des mucosités abondantes dans la trachée ;
Une respiration difficile, ronflante, des râles.
Les symptômes d’une complication
Une conjonctivite (larmoiement, les yeux gonflent, les paupières se collent) ;
Une tête et une crête enflées ;
Une perte de la pigmentation ;
Un abattement, une dégradation de l’état général de l’animal ;
Un manque d’appétit, la poule ne s’abreuve plus ;
Une diarrhée et un amaigrissement ;
Une baisse, voire un arrêt de la ponte.
Comment soigner une poule enrhumée ?
S’il n’est pas traité dans les temps, le coryza peut devenir fatal à la suite des complications que nous venons d’énumérer et qui arrivent assez fréquemment. À l’apparition des premiers symptômes, il est important de consulter un vétérinaire qui, après analyse et diagnostic de la maladie, procède généralement à la prescription d’antibiotiques. Le rétablissement du gallinacé se fait souvent en moins de 2 semaines. Le médicament s’administre sous forme de poudre à mélanger dans la nourriture ou à donner directement à l’animal à l’aide d’une pipette. Si le traitement ne dure que quelques jours, il est recommandé de ne pas consommer les œufs pendant 1 mois environ. Parallèlement, le vétérinaire peut préconiser un nettoyage des yeux de la poule avec un sérum physiologique ou un collyre antibiotique. À noter qu’un vaccin est également disponible dans le cas d’une forte contagion difficile à éliminer.

Poule : comment prévenir l’apparition du coryza ?
La première des conditions à remplir pour éviter la survenue de toutes maladies dans une basse-cour est de maintenir un poulailler propre, bien isolé et aéré. Comme vu plus haut, il faut absolument protéger ces animaux des courants d’air et des intempéries. Il est aussi recommandé de ratisser le sol régulièrement et de désinfecter le poulailler une à deux fois par an. Lorsqu’une poule attrape le coryza, une mesure à prendre d’urgence est son isolement pour éviter une contamination à ses congénères. À savoir que cette maladie touchant les voies respiratoires du gallinacé est très contagieuse et peut être importé par des volailles venant de l’extérieur. Par conséquent, à l’acquisition d’une nouvelle poule, il est conseillé de la placer en quarantaine avant de l’introduire dans le cheptel.

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